Symptômes

La maladie de Menière se manifeste par des crises de vertiges, des bourdonnements d’oreille et une perte d’audition (surtout des sons graves). Le plus souvent, elle ne touche qu’une seule oreille mais, dans certains cas rares, après un certain nombre d’années, elle peut s’étendre à l’autre côté.

Les accès de vertiges surviennent brutalement et peuvent durer entre un quart d’heure et plusieurs heures.

Ces accès sont parfois précédés par des maux de tête, mais le plus souvent il n’y a aucun signe annonciateur. Ils commencent généralement par une sensation d’oreille bouchée avec une baisse de l’audition (hypoacousie), et par des bourdonnements, des tintements ou des sifflements d’oreille (acouphènes) de sévérité variable, le plus souvent d’un seul côté. Au cours de ces crises, la personne a l’impression que tout tourne autour d’elle, ce qui provoque des nausées, voire des vomissements. Parfois, les vertiges s’accompagnent de diarrhée, de pâleur et de sueurs.

Dans certains cas, les yeux effectuent des mouvements involontaires en saccades (nystagmus) : chaque œil se dirige lentement vers la gauche ou vers la droite puis revient brutalement à sa position d’origine et ainsi de suite. Ces mouvements sont assez discrets mais peuvent parfois être remarqués par les personnes présentes au moment de la crise.

La crise se calme ensuite progressivement, et en général, l’audition redevient normale entre les crises. Cependant, lorsque la maladie évolue depuis longtemps, il peut arriver qu’au fur et à mesure de la répétition des crises, la personne perçoive de moins en moins bien les sons graves. Il arrive fréquemment que les acouphènes persistent quelques jours après la crise. Parfois, la personne peut garder un mal de tête (céphalée) qui peut durer plusieurs jours.

Dans certains cas, la sensation de perte d’équilibre et d’étourdissement persiste également quelques jours. Un état de somnolence et de faiblesse succède souvent aux vertiges.

La sévérité de la maladie de Menière varie d’une personne à l’autre. Dans certains cas, les crises sont rares et peu intenses, n’occasionnant qu’une gêne passagère, alors que d’autres personnes seront particulièrement affectées par des accès de vertiges fréquents, sévères, et pouvant survenir à tout moment, ainsi que par des acouphènes et une perte auditive prolongés. Dans les cas extrêmes, les crises, peuvent devenir presque permanentes, avec une sensation d’instabilité continue. Dans quelques cas, les crises vertigineuses s’accompagnent d’une impression d’être violemment poussé aboutissant à une chute (« crises otolithiques de Tumarkin»).

De plus, les crises sont souvent impressionnantes pour l’entourage. La personne, en essayant d’adopter la position dans laquelle elle ressent le moins ses vertiges, peut rester totalement prostrée et présenter des signes d’abattement profond, ne réagissant plus aux sollicitations extérieures. Ceci est parfois déroutant pour l’entourage en l’absence de signe « visible » au moment des crises.

Enfin, environ 5 % des personnes souffrant de maladie de Menière présentent une forme particulière de la maladie caractérisée par une baisse progressive de l’audition, durant quelques heures ou quelques jours, sans autres manifestations, puis par l’apparition de crises de vertiges au cours desquelles l’audition se normalise. Cette forme est appelée syn- drome de Lermoyez.

La maladie de Menière s’exprime donc différemment selon les personnes qui en souffrent et parfois à différents moments pour une même personne. Ceci justifie une évaluation afin de déterminer le traitement adapté pour limiter la fréquence et la sévérité des crises et réduire l’impact de la maladie sur la qualité de vie.

Vision possible d' une personne atteinte par la Maladie de Ménière

Vision possible d’ une personne atteinte par la Maladie de Ménière

 

 

Source : www.orpha.net